Journal de bord: Mercredi 29 novembre | babelmed
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L’affiche du Prix
Aujourd’hui, le jury a éprouvé un plaisir particulier à regarder les films allant jusqu’à en considérer certains comme «cultes». Il a découvert des personnages nouveaux et emblématiques et a ressenti de la tendresse pour certaines œuvres.
Cette catégorie a laissé un espace plus ouvert à la création. Les œuvres ont trouvé un autre langage, une forme documentaire radicalement nouvelle, originale et esthétique. «Ce qu’on a vu est très loin du documentaire classique».
«Détour de Seta» de Salvo Cuccia (Italie). Ce documentaire propose un voyage dans l’œuvre du cinéaste italien De Seta. Le réalisateur Salvo Cuccia est allé à la rencontre des différents protagonistes des premiers films de De Seta: vieux fermiers siciliens, mineurs, pêcheurs. Une façon à lui de poser un regard personnel sur ces images.
«Ertijal» de Raed Andoni (Palestine). Ville assiégée de Ramallah… Trois frères… Le Oud pour passion… Malgré des tempéraments différents et les difficultés de leur vie quotidienne, ils forment le trio Joubran. Leur réputation a dépassé les frontières de leur pays. Un vrai moment d’espoir!
«Miquel Bauça: poeta invisibile» de Agusti Villaronga (Espagne). Ce documentaire sur l’œuvre du poète majorquin Miquel Bauça est traité de façon originale. Il mélange extraits de fiction, reportages et entretiens en sépia, noir et blanc et en couleurs.
«Sacrées Bouteilles» de Fitouri Belhiba (France). Mohsen Lihidheb a une passion: les objets rejetés par la mer. Avec ces objets trouvés, bouteilles, cordes, flacons, bouts de bois, chaussures, bouchons, il transforme son jardin en véritable musée en plein air. Il laisse libre court à son imagination en composant des œuvres d’art. Une initiative originale qui conjugue art et écologie.
«Slimane Azem, une légende de l’exil» de Rachid Merabet (France). Slimane Azem a sans doute été le chanteur le plus populaire au sein de la communauté berbère exilée. Il a réussi à mettre en musique les maux de cette communauté.
« Kristl & raquo; de Danko Volaric (Croatie). Le portrait d’un artiste croate accompli en tant que peintre, auteur de films et poète, parfois adulé, parfois voué aux gémonies aussi bien dans son pays qu’en Allemagne où il a vécu en exil.
«Gelato an endless passion» de Susan Gray (Italie). La glace dans tous ses états ! Une histoire gourmande qui fait frétiller les papilles. Le «gelato», une institution en Italie à travers les siècles.
Massimiliano Magri, est le créateur de l’affiche du Prix de cette année. Il explique avoir voulu créer une unité tout en valorisant les différences: le fronton de l’église de Civitavecchia oū flottent les drapeaux italien et européen, la lecture du Coran par des jeunes filles, les mosaïques dans les mosquées, les gardes grecs en habits, les épices… Pour donner de la vivacité et de la couleur à l’affiche, il a choisi des couleurs ocre pour le désert, marron pour la terre, jaune pour le soleil et bleu pour la mer.

L’interview du jour

Sergi Doladè, vous êtes le directeur de Medimed, le marché du documentaire euro-méditerranéen, qui se tient à Sitgés depuis 7 ans, le documentaire se porte-t--il bien?
Je peux témoigner de la qualité des projets que nous recevons à Medimed.
Nous avons retenu, pour le catalogue 2006, 240 documentaires sur les 300 reçus. Quant aux projets, sur les 130 envoyés, 25 ont été présentés à Sitgès,(40% en provenance de pays du sud de la Méditerranée) aux représentants de 60 télévisions.
La sélection de Medimed est aujourd’hui une garantie que le projet sera terminé. Et en effet, à ce jour, 90% des projets présentés sont finalisés.
Medimed permet de faire partager la réalité méditerranéenne à l’industrie audiovisuelle, au-delà de la Méditerranée. Ainsi, la télévision catalane a co-produit avec le Maroc, la télévision canadienne avec la télévision israélienne. Ce qui ne s’était jamais fait.

Quels sont les critères sur lesquels vous sélectionnez les projets?
Des critères de qualité bien sûr, de créativité; que les thématiques abordées, même si elles ont déjà été traitées, apportent quelque chose de différent. Un exemple: la guerre civile d’Espagne revient souvent comme thème. Nous avons récemment sélectionné un projet sur une ville située prés de Madrid crée par Franco. Gérée aujourd’hui par un maire socialiste, c’est une ville d’où, malgré l’histoire, les gens ne veulent pas partir; un exemple de «contemporanité» en partant d’une réalité particulière, celle de la réalisatrice qui a vécu dans cette ville avant de partir en Allemagne.
Nous demandons également aux projets d’avoir 20% minimum du financement en arrivant à Sitgés.
Nous sommes là pour faire en sorte que les projets se réalisent, et pour cela il faut penser aux téléspectateurs et donc accepter les règles des télévisions.
Un producteur doit accepter la règle de l’évolution d’un projet et le réalisateur accepter que son projet soit un projet partagé: Ce n’est pas toujours évident, mais qu’est une idée géniale qui ne verrait pas le jour?
Rédaction CMCA

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