La Quinzaine des réalisateurs et la Semaine internationale de la critique ou les à-côtés indispensables du festival | babelmed
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La Quinzaine des réalisateurs et la Semaine internationale de la critique ou les à-côtés indispensables du festival | babelmed
La Quinzaine des Réalisateurs

Dans les champs de bataille (Maarek Hob), de Danielle Arbid (Liban/France/Belgique).

Dans les champs de bataille raconte le Beyrouth de 1983, le quotidien de la guerre et la vie d’une jeune adoslecente, Lina, qui accède au monde des adultes.

Guerre, mémoires mutilées, volonté d’interroger l’histoire et de remonter à la source, aux sources du conflit, motivent, une fois encore, le nouveau film de Danielle Arbid comme dans sa précédente réalisation: Seule avec la guerre.

Alors qu’affluaient les reportages sur la guerre du Liban filmés par les équipes de télévisions étrangères, les cinéastes libanais étaient eux comme sans voix. Il a fallu huit longues année pour sortir du mutisme.

Et puis à partir de 1998 une génération est née, interrogeant inlassablement l’histoire, la blessure, la fracture: West Beyrouth de Ziad Doueiri, est sélectionné au festival de Cannes. Suivent en salves rapprochées Beyrouth fantôme (1999) de Ghassan Salhab, Civilisées (1999) de Randa Chahal Sabag, Autour de la maison rose (1999) de Joana Hadjithomas et Khalil Joreige, Seule avec la guerre (2000) de Danielle Arbid, L'Ombre de la ville (2000) de Jean Chamoun et, dernièrement, Terra incognita (2002) de Ghassan Salhab, sélectionné à Cannes. Tous, sans exception, parlent de la guerre, la questionnent, la secouent pour en faire tomber quelque chose.

«À Beyrouth, entre 1975 et 1990, il y avait une guerre civile, c'est-à-dire tout le monde voulait exterminer tout le monde. Aujourd'hui, la guerre est finie. Elle s'est arrêtée un jour, comme ça, après avoir gangrené nos vies. J'ai voulu filmer le vide qu'elle a laissé», expliquait à propos de son précédent film Danielle Arbid qui continue manifestement de fouiller les méandres d’un drame encore bien présent dans les vies et les esprits.

En arabe, sous-titré en français, avec Carmen Leboss, Aouni Kawass, Marianne Feghali, Rawia El Chab, Laudi Arbid.

lire aussi l’article de Diala Gemayel «Les bonnes questions qui font mal, le 7° art face à 16 ans de conflit».

Mur, de Simone Bitton (France).
Mur est une méditation cinématographique sur le conflit israélo-palestinien, proposée par une réalisatrice qui brouille les pistes de la haine en affirmant sa double culture juive et arabe.
Dans une approche documentaire originale, le film longe le tracé de séparation qui éventre l’un des paysages les plus chargés d’histoire du monde, emprisonnant les uns et enfermant les autres.
Sur le chantier aberrant du mur, les mots du quotidien et les chants du sacré, en hébreu et en arabe, résistent aux discours de la guerre et se fraient un chemin dans le fracas des foreuses et des bulldozers. Simone Bitton est née au Maroc et possède la double nationalité française et israélienne. Diplomée de l’IDHEC, elle a réalisé une quinzaine de films documentaires de styles différents, allant du film d’archives historique à l’enquête intime.
Plusieurs de ses films ont été diffusés sur des chaînes européennes, arabes et israéliennes.

Documentaire en arabe et en hébreu, sous-titré en français. Image: Jacques Bouquin. Son: Jean-Claude Brisson. Musique: Gilad Atzmon & The Orient House Ensemble, Rabih Abu-Khalil. Montage: Catherine Poitevin-Meyer, Jean-Michel Perez.

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La Semaine internationale de la critique:

Parallèle au Festival de Cannes, la Semaine Internationale de la Critique s’est imposée comme un rendez-vous artistique de premier plan.

A Casablanca les anges ne volent pas, de Mohamed Asli (Maroc/Italie).

L’exil dans son pays, le départ pour Casablanca, son gigantisme et ses promesses d’emploi. Saïd travaille dans un restaurant mais le leurre de la métropole dévore sa vie. A Casablanca, les anges ne volent pas, mais les rapaces sont nombreux.
«Les anges ne volent pas parqu’on ne les laisse pas voler», a confié au journaliste de Rai News, Mohamed Asli qui lui le questionnait sur le titre de son film.
Première co-production italo-marocaine, parce qu’avant, toujours selon le réalisateur, «Il n’y avait pas les bons hommes au bon moment», le film est bâti sur plusieurs histoires, une construction chorale qui permet d’aborder le Maroc dans sa diversité, sous ses multiples facettes, puisqu’il met en scène la vie de Marocains appartenant à des groupes aussi différent que les communautés citadine ou les berbères.

Avec Abdessamad Miftahalkhair, Abderazzk el Bedaoui, Leila el Ahiani, Rachid el Hazmir. Rédaction de Babelmed
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