10 000 ans d’art et de culture en Jordanie | Ain Ghazal, Feinan, Bab edh-Dhra, Mésa
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  10 000 ans d’art et de culture en Jordanie | Ain Ghazal, Feinan, Bab edh-Dhra, Mésa La Jordanie est géographiquement plaçée à la croisée des plus anciennes cultures du monde. C’est dans cette région que sont apparues les trois religions monothéistes, Judaisme, Christianisme et Islam et où croisaient les routes des encens et des rois. La région fut aussi témoin des plus fondamentaux développements de l’histoire de la civilisation et des principales routes de la culture occidentale. Les fouilles archéologiques des 15 dernières années ont radicalement changé notre regard sur son histoire. L’exposition reprend ces découvertes et présente les différents aspects de la vie quotidienne des différentes cultures qui ont habité cette région du Néolithique (8ème siècle avt JC) au début de l’époque islamique (8ème siècle après JC) une échelle temporelle qui court sur à peu près 10,000 ans. Plus de 700 pièces empruntées aux musées jordaniens permet de rencontrer ces cultures anciennes et leurs différentes intéractions. Les joyaux de l’exposition: les monuments spéctaculaires et les premiers portraits grandeur nature de l’histoire de l’humanité, les statuts de Ain Ghazal (8ème siècle avant JC.) et les expositions liées à la légendaire citée Nabatéenne de Pétra.

Ain Ghazal
Les quelque 30 statues de Ain Ghazal (début du VIIe millénaire avant JC.), dont le format va du buste de plus petite taille jusqu’à des représentations grandeur nature, comptent parmi les plus anciennes statues monumentales du monde. Ain Ghazal fut habité entre 7300–5000 av. JC. Le lieu, étendu sur une quinzaine d’hectares, était particulièrement vaste pour le Néolithique et accueillit jusqu’à 3 000 personnes. Les statues ont été retrouvées dans deux « dépôts » installés dans des logements désertés du site néolithique, aux environs de Amman, l’actuelle capitale jordanienne. Dans une fosse de 1,5m sur 1,0m – et d’à peine 2,5m de profondeur – on a retrouvé ces silhouettes au corps bien modelé, mais au visage bien plus schématiquement représenté.Un deuxième site plus récent contenait des statues d’un type similaire, se distinguant toutefois de
leurs homologues plus anciennes par un visage finement sculpté et un corps plus massif.
Les statues et fragments de statues ont été transmis en un seul bloc avec la terre qui les entourait au University College de Londres et au Smithsonian Institute (Washington D.C.) pour restauration. Pour réaliser ces statues, les artistes néolithiques avaient avant tout façonné plusieurs pièces sur un châssis en roseau avant de les assembler. Les statues ont ensuite été moulées sur cette forme brute à partir d’un mélange clair, presque blanchâtre, de calcaire et d’argile, les yeux étant soulignés par des incrustations de bitume noir. Tout indique que les statues de Ain Ghazal étaient destinées à être exposées. Le «squelette en roseau» constituant la silhouette dépassait au niveau des pieds et permettait donc de fixer la statue sur un socle. On a apporté un soin particulier à la réalisation du visage entièrement lisse. Les grands yeux écartés, le nez fin et retroussé, la bouche étroite aux lèvres absentes lui confèrent un caractère unique.

Les mines de cuivre de Feinan Les mines de cuivre de Feinan se trouvent à 80 km au sud de la mer Morte, le long de la limite orientale du Wadi Araba. Depuis le Néolithique, du minerai de cuivre est extrait de cette importante source de matière première. À partir de 8000 av. JC., on a commencé à extraire l’éclatant minerai vert pour en tirer des perles et de la poudre, connues dans tout le sud du Levant : le vert devint à la mode. Les premières traces d’exploitation au fond dans les mines de Feinan remontent à l’Âge du cuivre (vers 4000 av. JC.). À l’Âge du bronze, chambres et piliers s’enfoncent jusqu’à 10m dans le sol afin de répondre à l’importante demande de cuivre. Quant à l’exploitation minière à l’Âge du fer, elle constitue une révolution technique évoquée jusque dans la Bible (Job 28, 1-11). Des puits sont creusés jusqu’à 70m de profondeur, tandis que des conduits assurent l’aération. Les Romains condamnaient les martyrs chrétiens et les grands criminels à la «Damnatio ad metalla» et les envoyaient dans les mines de Feinan, qui produiront du cuivre jusqu’au IIIe s. ap. JC. Par la suite, Mameluks et Ayyubides tenteront leur chance, sans grand succès toutefois. Le gisement de Feinan n’étant pas assez important pour répondre aux exigences actuelles, mines et fonderies ont été épargnées par toute modernisation et l’antique monument industriel de Feinan est resté jusqu’à nos jours dans un état de conservation exceptionnel. Sur le site minier de Feinan, 150 000 à 200 000t de mâchefer datant du début de l’Âge du bronze (3600-2000 av. JC.), de l’Âge du fer (à partir de 1200 av. JC.) et de l’époque romaine (trois premiers siècles ap. JC.) témoignent de l'activités «industrielles ». Cela implique une production de métal de plusieurs milliers de tonnes. Décrypter les technologies anciennes exige un travail d’équipe entre archéologues et scientifiques. Actuellement, les activités des antiques mineurs et métallurgistes sont décrites par la voie d’une chaîne de cause à effet : minerai? exploitation minière? fonderie? métal brut?
transformation (placage, moulage, etc.)?produit fini? commerce.

10 000 ans d’art et de culture en Jordanie | Ain Ghazal, Feinan, Bab edh-Dhra, Mésa Bab edh-Dhra
Comme en attestent les importations en provenance d’Égypte, de Chypre et de la Grèce
mycénienne ou les imitations locales de ces produits de luxe, certaines villes se sont intégrées au commerce international. L’un des premiers établissements qui puissent s’apparenter à une ville à l’est du Jourdain vit le jour à Bab edh-Dhra, sur la presqu’île de Lisan, au bord de la mer Morte. Le lieu doit surtout sa célébrité à sa vaste métropole du début de l’Âge du bronze. On y a trouvé, dans des tombes en forme de puits destinés aux enterrements collectifs, d’innombrables vestiges pouvant concerner jusqu’à cent personnes, dont de nombreux récipients en céramique de forme identique. Comme l’est généralement la céramique du début de l’Âge du bronze, ces vases canopes sont façonnés à la main. L’une des pièces représente une figurine féminine qui porte, à la place de la tête, un récipient à anses, typique de la période. Il est donc aisé d’interpréter cette représentation comme celle d’une divinité dispensatrice d’eau.

Coffret orné d’ivoire de Pella
La vaste étendue de collines de Tabaqat Fahl, lieu de l’antique site de Pella, a été habité pendant des millénaires. À partir du milieu de l’Âge du bronze, Pella s’est muée en une communauté prospère. Situé au milieu d’une zone de collines fertiles se dressant dans la vallée du Jourdain, le site est rapidement devenu, lors de la réurbanisation à l’est de la rivière, une plaque tournante du commerce avec la Syrie et la côte méditerranéenne.

À la fin de l’Âge du bronze, la Jordanie occidentale devint une province égyptienne. Son homologue orientale, par contre, demeura quelque peu à l’écart et garda de ce fait un certain particularisme.Le célèbre coffret de Pella et ses motifs syro-mésopotamiens et d’inspiration égyptienne reflète de manière particulièrement claire le goût de l’élite locale au cours de l’Âge du bronze dans la région du Levant. Les ateliers céramistes locaux fabriquaient des produits raffinés faits au tour, qui satisfaisaient aussi les exigences au-delà du cadre local. Le tour de potier à grande vitesse ouvrait des possibilités nouvelles et le recours à des argiles de meilleure qualité, ainsi que l’ornementation en surface. Les centres de production des remarquables roduits «Chocolate on white» se trouvaient dans la vallée du Jourdain.

Stèle de Mésa
Sur les rives orientale et occidentale du Jourdain, l’Âge du fer correspond à l’époque de l’Ancien Testament. Après que les Pharaons égyptiens eurent régné pendant des siècles sur les villes-États de Palestine, leur domination fut battue en brèche sous la poussée des «Peuples de la Mer», déferlant par terre et par mer depuis la région égéenne.Durant l’Âge du fer I (1200-1000 av. JC.) se développèrent, à l’est du Jourdain, des dynasties nationales» tels que celles d’Ammon et de Moab, ainsi que, plus tard, celle d’Edom dans le sud. À la même époque, les royaumes d’Israël et de Juda virent le jour à l’ouest du fleuve. La «stèle de Mésa» illustre les conflits mouvementés que se livrent les dynasties «nationales» au cours de l’Âge du fer II (1000-520 av. JC.). Elle rend compte du triomphe des Moabites sur les Israélites. Le texte illustre en outre, à l’instar de «l’inscription de Balaam» retrouvée sur les mers de Tell Deir Alla, l’étroite parenté entre les représentations religieuses alors en vigueur en Palestine. Au VIIIe s. av. JC., toute la région tombe sous l’influence directe d’empires mésopotamiens – assyrien d’abord, babylonien ensuite. L’Ancien Testament livre un compte-rendu impressionnant de la destruction de Jérusalem en 587 av. JC. Enfin, les Perses prennent, à partir de la fin du VIe s. av. JC., le contrôle de la région (Âge du fer III).

L’écriture à l’Âge du fer
On a découvert, au cours des 100 dernières années, une culture écrite étonnamment riche en Syrie-Palestine. Au cours du IIe millénaire avant notre ère, plusieurs systèmes d’écriture furent inventés dans la région, en plus des systèmes étrangers, tels que le cunéiforme, qui y étaient utilisés. C’est ici que fut accomplie la percée décisive consistant à passer de systèmes complexes dotés de plusieurs centaines de signes au système le plus simple possible, un alphabet d’une vingtaine de lettres. Les langues ammonite et moabite appartiennent à la même famille que la langue hébraïque – le groupe sémitique occidental. Par conséquent, les pièces exposées ici, telles que la stèle de Mésa, la brève inscription sur le flacon en bronze de Tell Siran ou encore l’inscription de Balaam, témoignent d’une grande parenté.

La stèle de Mésa nous livre un aperçu de la religion d’alors : les Moabites percevaient la menace militaire posée par l’ennemi comme l’expression de la colère de leur dieu. Si la situation s’améliorait, cela signifiait que ce dernier se tournait à nouveau vers eux. Les opérations militaires étaient lancées sur ordre divin. Vaincue, la population ennemie pouvait être frappée d’anathème et sacrifiée au dieu vainqueur : «j’ai combattu la ville (Nebo) … et exterminé toute la population… pour le divertissement de Kemosch et Moab.» Dans la sphère privée, la ferveur honorait aussi, indépendamment du dieu officiel, d’autres divinités (p.ex. Aschera, Aschtarte, Baal et El), à qui l’on confiait la destinée de la famille élargie. 10 000 ans d’art et de culture en Jordanie | Ain Ghazal, Feinan, Bab edh-Dhra, Mésa Sarcophages en céramique
Dans l’est de la Jordanie, la céramique de l’Âge de fer était façonnée de façon quasi exclusive sur le tour à rotation rapide. La production et le travail de l’argile s’apparentaient aux procédés utilisés au milieu et vers la fin de l’Âge du bronze. La finition artisanale et artistique – en
particulier, le travail de surface, la peinture et la décoration – demeurait cependant, de manière générale, en retrait du travail des potiers des périodes antérieures.
Parmi les « oeuvres majeures » de la production céramique du début de l’Âge du fer, on trouve indubitablement les sarcophages en céramique plus grands que nature, dont le couvercle arbore la forme d’un visage humain, et qui témoignent d’un lien culturel évident avec l’Égypte. Des objets spécifiquement destinés à des fins cultuelles etreprésentatives étaient aussi toujours façonnés.

La Route Trajanne
La plupart des «décapoles» (gr. deka = dix et polis = ville libre) sont nées à la suite des
conquêtes d’Alexandre le Grand (334–323 av. JC.). Il s’agissait de villes nouvelles érigées sur d’anciens sites et baptisées de noms grecs (p.ex. Philadelphie à la place de Rabbat Ammon, aujourd’hui Amman). La culture et la vie urbaine des décapoles témoignent de l’hellénisation de la région située à l’est du Jourdain – soit une partie de la Syrie actuelle (Koile Syria). Le concept des décapoles ne fut en usage qu’au cours du Ier s. ap. JC. Il désigne uniquement l’appartenance au monde culturel gréco-romain, ainsi qu’une certaine autonomie, mais pas une association de villes libres. Les sites des décapoles n’atteignirent le statut de villes de plus grande taille qu’après l’absorption de la région dans l’empire romain et son intégration au réseau de communication romain : la Via Nova Traiana, axe reliant le golfe d’Aqaba à la Syrie, fut achevée entre 111 et 114 ap. JC. La mosaïque de Dyonisos à Gerasa. Lors de la construction d’une maison dans la partie orientale de la cité moderne de Gerasa fut découverte un sol en mosaïque de l’époque romaine, qui décorait jadis une salle de banquet. Les motifs centraux, qui représentent des épisodes du mythe de Dionysos et des scènes de théâtre, sont entourés par une frise faite de satyres, de bustes de muses et de représentants des arts et des sciences. Les fragments de frise exposés montrent les bustes du poète Homère, de la muse Clio et de l’historien Thucydide, ainsi que des membres de la suite de Dionysos et Héraclès pris de boisson. Les références à la mythologie et à la culture grecques laissent à penser que le commanditaire de la mosaïque désirait manifestement se poser en membre instruit de la bourgeoisie locale empreinte de culture gréco-romaine.

Pétra: la cité des Nabatéens
Des sources grecques font état, vers l’an 300 av. JC., des Nabatéens, peuple nomade arabique se livrant au commerce de l’encens depuis le sud de l’Arabie. Deux siècles plus tard, ils s’installèrent à Pétra, dans le sud de la Jordanie, et prirent finalement le contrôle d’une région riche de nombreuses routes allant du Sinaï à Damas, et même jusque dans le nord de l’actuelle Arabie saoudite. Le royaume nabatéen, installé aux frontières du monde méditerranéen d’alors, était un vassal de l’empire romain depuis 63 av. JC. En 106 de notre ère, il fut incorporé à la province romaine d’Arabie. Les sources archéologiques et écrites montrent que les Nabatéens s’ouvrirent à la culture gréco-romaine, tout en demeurant attachés aux vielles traditions arabiques. Dans la pratique religieuse, on trouve des dieux anthropomorphes aux noms grecs, qui désignaient aussi d’antiques divinités arabiques. Dans le même temps, les divinités traditionnelles étaient elles aussi honorées sous la forme d’un bétyle (« maison de dieu »), une dalle de pierre figurant de manière très abstraite – si figuration il y avait – le visage divin. Les Nabatéens créèrent un style particulier, une sorte d’«hellénisme oriental», qui s’est préservé dans l’architecture et la céramique fine comme une coquille d’oeuf. Il y a trois ans, on a découvert, lors de fouilles menées dans le «Grand temple», à l’extérieur du mur d’enceinte méridional, dans une pièce attenante d’environ 3,50 x 3,80 m, une couche de 60cm d’épaisseur de fragments de stuc et de fresques. En envisageant le site dans son ensemble, il aurait pu s’agir d’une petite salle d’audience. En mai 2004, la composition de ce plafond fait de quelque 10 000 pièces et fragments s’est vu restituer ses coloris originaux. Après restauration, les fragments de plafond ont été montés sur un châssis.
Le médaillon central et sa rosette aux huit feuilles d’acanthe est entouré par un carré constitué de 16 cartouches. Un cadre constitué de cartouches rectangulaires relie ce motif central. Des appliques en stuc représentant des sarments de vigne et des ombelles de raisins ornent le miroir à cartouches. Une corniche soutenue par des consoles constitue l’enchaînement vers les murs. L’utilisation parcimonieuse des couleurs est aractéristique, le bleu et le rouge contrastant nettement avec le blanc des éléments en stuc. La comparaison avec les palais d’Hérode le Grand à Masada et Jéricho permettent de dater le site du dernier quart du Ier s. av. JC.

Le testament des pierres
À ce jour, on a découvert, sur les roches en basalte du désert qui sépare Damas du nord de l’Arabie saoudite, des milliers ’inscriptions, souvent accompagnées d’images gravées.
Les inscriptions datent de la période allant du IIe s. av. JC au IIIe s. ap. JC. Leur contenu varie, mais se distingue cependant par la répétition de certains thèmes: des professions touchant à la lignée et à l’origine géographique, des comptes-rendus de luttes tribales, ainsi que des prières visant à obtenir l’aide des dieux dans la vie quotidienne et pour la chasse. Certains dessins représentent des fêtes tribales et des scènes de danse. L’élevage de chameaux occupe souvent l’avant-plan. Cet animal constituait l’élément central du cheptel et un moyen de transport essentiel sur la route de l’encens qui traversait le désert. Les inscriptions sont rédigées dans un dialecte nord-arabique et font appel à une écriture thamudique et safaïte. D’apparence similaire, ces écritures ont toutefois développé des particularités au terme de siècles d’utilisation. Les inscriptions et représentations bédouines comptent parmi les rares témoignages sur la vie des tribus arabes avant l’émergence du christianisme et de l’Islam.

La carte de Madaba
Les sols en mosaïque des églises jordaniennes de la période allant du IVe au VIIe s. ap. JC. sont les héritiers de traditions romaines, qui reprennent les exemples antiques dès lors qu’ils correspondent aux conceptions de la chrétienté de l’époque. L’exemple le plus marquant de l’art de la mosaïque pratiqué par l’Église de Jordanie est la carte de Madaba, ville qui était le siège d’un évêché à l’époque byzantine. Cette oeuvre réalisée entre 542–570 ap. JC. s’étendait à l’origine sur une surface de 7 x 21 m. Les ffragments conservés ont été mis à jour en 1884, lors de travaux de déblaiement en vue de la construction d’une nouvelle église.
La mosaïque représente la Terre sainte à l’ouest et à l’est du Jourdain, la mer Morte et le delta du Nil. Quelque 150 villes et villages y sont représentés et nommés. La perspective est inhabituelle : elle offre une vue aérienne de la Terre sainte depuis l’ouest. Le Jourdain, qui se jette dans la mer Morte, s’écoule de gauche à droite. Jérusalem, lieu central de la Bible et du christianisme, est immédiatement visible. Sa représentation est disproportionnée, afin de pouvoir proposer un rendu aussi détaillé que possible de certains bâtiments, tels que l’église du Saint-Sépulchre. La carte de Madaba fut commandée par le clergé local. Elle servait probablement à offrir aux pèlerins une représentation des lieux de l’histoire sainte chrétienne en Terre sainte.