Soirée de soutien et d'hommage au peuple syrien | babelmed
Soirée de soutien et d'hommage au peuple syrien Imprimer
babelmed   

L'Association culturelle "Aquations" et l'Association "Revivre" (pour la réhabilitation des anciens détenus d’opinion en Syrie) vous invitent à une soirée de soutien et d'hommage au peuple syrien:

LE VENDREDI 24 JUIN
A PARTIR DE 19 HEURES, A L'ANNEXE DE LA BOURSE DU TRAVAIL DE
PARIS,AU 29 BOULEVARD DU TEMPLE, PARIS 3e
METRO: FILLES DU CALVAIRE OU REPUBLIQUE

Soirée de soutien et d'hommage au peuple syrien | babelmed

Cette soirée a pour objectif de créer un dialogue avec le peuple syrien afin de briser le mur de silence médiatique qu’a dressé le régime de Bachar Al Assad pour pouvoir massacrer son peuple à l’abri de tous regards.
Nous ferons en sorte que les paroles prononcées, les chants, la musique, les poèmes traversent l’espace qui nous sépare pour fortifier le courage des Syriens qui luttent avec acharnement et sont prêts à donner leurs vies pour la démocratie et la dignité.


Quelques intervenants ayant déjà répondu à cette invitation: Jean-Michel Joubier pour la CGT, Jacques Fath PCF, Souhayr Belhassen pour la Fédération internationale des ligues de droits de l’homme (FIDH), Tewfik Allal, président du Manifeste des libertés, SOURIAHOURIA(Groupe de soutien à la révolte du peuple Syrien), le CRLDHT (Comité pour le respect des libertés et des droits de l'homme en Tunisie), la FTCR (Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives), ATMF (l Association des travailleurs maghrébins de France), Etel Adnan, poète et peintre, Ernest Pignon-Ernest, Houda Barakat, écrivaine, Jean-pierre Faye, poète, Abdellatif Laâbi, écrivain, Kadhim Jihad Hassan, poète, Khaled Sid Mohand, journaliste, Farouk Mardam Bey, éditeur et écrivain syrien…

Plus de noms sur le site www.souriahouria.com



5 questions à Mohamad Al Roumi

Photographe et réalisateur syrien né en 1945, Mohamad Al Roumi, vit entre Paris et Damas. Il est co-organisateur de la soirée de ce vendredi 24 juin.

Des centaines et des centaines de morts, des milliers de blessés et des milliers de réfugiés massés des deux côtés de la frontière turque et syrienne. Quelle est votre analyse de la situation ? Jusqu’où peut encore aller le régime syrien?
Ce régime est convaincu qu’il mène une guerre pour sa survie. Il a un seul outil, c’est son appareil de répression. Tous ceux qui ont pensé qu’il avait un projet de réforme avaient tort. C’était une illusion qui s’est évaporée. Il ne reste plus qu’un seul choix pour le peuple syrien, c’est d’abattre ce régime. Il a d’ailleurs montré qu’il était prêt à en payer le prix. Pour lui aussi c’est une lutte de survie.

Plusieurs personnes persécutées par le régime syrien viennent d’arriver en France. Qu’est-ce qui vous a le plus frappé dans leurs témoignages?
On découvre que tout ce qui nous parvient par les médias et par Internet est en dessous de la réalité. Il y a quelques jours, un réfugié de Hama m’a assuré que la grande majorité des habitants de la ville était avec la révolution. Je me suis dis qu’il exagérait un peu. Mais quand j’ai vu quelques jours plus tard, vendredi 17 juin, des centaines de milliers de manifestants défiler dans la ville de Hama, j’ai compris qu’il disait vrai. Ce témoignage nous donne confiance.

On a l’impression que rien ne peut arrêter Bachar Al Assad dans le massacre de son peuple. Qu’attendez-vous de la soirée de vendredi à Paris?
Cette soirée est un cri lancé avec nos frères du monde arabe et nos amis français qui part d’une terre, la France, dont le peuple a payé très cher sa liberté. C’est pourquoi nous attendons le soutien de ce pays qui représente précisément un symbole de liberté pour les peuples du monde arabe. L’objectif de cette soirée est d’amener les gouvernements occidentaux à faire pression contre le régime de Bachar Al Assad en rompant toutes hésitations liées probablement à toutes sortes d’intérêts qu’ils ont dans la région.

Le mouvement de solidarité qui s’organise aujourd’hui en France arrive un peu tardivement par rapport à l’élan de solidarité qu’ont connu la Tunisie et l’Egypte. Pourquoi?
Les Syriens sont peu nombreux en France et notre révolution vient après les autres dans le Printemps arabe. A nous de faire connaître notre cause et de gagner la confiance des démocrates dans la société civile française. Mais nous sommes certains qu’ils se joindront à nous. C’est une question de temps.

Après cette soirée, quelles sont les prochaines perspectives?
Je pense que ce pont que nous allons construire à travers cette soirée nous permettra d’aller plus loin dans ce chemin qui ne prendra fin ni à l’issue de cette manifestation, ni à l’issue de cette révolution.

Juin 2011


mots-clés: