«Le club des cinq et les gitans». Un demi  siècle de traductions, entre sur-ethnicisation et aseptisation | Tsiganes, Club des Cinq, Hachette, Elisabeth Clanet
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«Le club des cinq et les gitans». Un demi  siècle de traductions, entre sur-ethnicisation et aseptisation | Tsiganes, Club des Cinq, Hachette, Elisabeth Clanet

Nombreux sont nos contemporains qui ont encore sur les Tsiganes des représentations qui semblent tout droit sorties des personnages de fiction croisés dans leur enfance. Les lectures enfantines et leur cortège d’images et de représentations du monde et des hommes imprègnent profondément et durablement les jeunes cerveaux.Le Club des Cinq, la série culte de l’écrivain britannique Enid Blyton, destinée à un public de pré-adolescents, fut un véritable phénomène de société à partir des années 1950. Les différents épisodes furent traduits et édités en France par Hachette, dans sa célèbre Bibliothèque Rose, dans les années 60.Dans plusieurs volumes de la série, on retrouve des « nomades » parmi les figures de suspects ou de malfaiteurs. Mais c’est dans le volume « Le club des Cinq et les gitans » que culminent les stéréotypes (au mépris de la loi encadrant les publications destinées à la jeunesse et censée proscrire les textes de nature à « inspirer ou entretenir des préjugés ethniques »).C’est à une passionnante enquête socio-linguistique que nous invite Elisabeth Clanet, revisitant les différentes traductions et éditions entre« sur-ethnicisation » des personnages, propos tsiganophobes et versions aseptisées de certaines traductions contemporaines.

Elisabeth Clanet dit Lamanit(chargée de mission par le Ministère de l’Education Nationale auprès du CNED pour la scolarisation des enfants itinérants)

 


 

Le 29 septembre à 19h à la Médiathèque Mateo Maximoff.

59 rue de l’Ourcq 75019

PARIS 0140351217