Création textile | UNESCO, IMA, Aïcha Filali, Association «Inaâsh Al Moukhayam», association Schams, Josy Perceval, Dognin, Hélène Jospé, Marion Baruch, Martine Cieutat, Morena Campani, Soumya Jalal Mikou
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Création textile | UNESCO, IMA, Aïcha Filali, Association «Inaâsh Al Moukhayam», association Schams, Josy Perceval, Dognin, Hélène Jospé, Marion Baruch, Martine Cieutat, Morena Campani, Soumya Jalal Mikou


Aïcha Filali

Elle accompli ses études artistiques à l'université de Tunis, elle vit et travaille à Tunis.Professeur à l’université de Tunis, et dirige le Centre des Arts vivants de Radès.

Ses orientations se développent à partir d’un matériel social, d’objets de tous les jours, puisés dans la société tunisienne contemporaine, dans une perspective art pop, ludique, critique et parodique, qui peut se manifester sur le mode de la surcharge ou de l’épure, et qui peut se donner à comprendre d’abord à un premier degré puis à d’autres niveaux de connotation.

Elle a réalise une douzaine d’expositions personnelles en TunisieDe multiples participations à l’étranger à la Biennale de Dakar, à l’Institut du Monde Arabe, la Mama d’Alger, à Berlin, et la biennale de la céramique au Caire.

Association « Inaâsh Al Moukhayam »

Fondée en 1969 à Beyrouth par un groupe de femmes palestiniennes et libanaises, l’association « Inaâsh Al Moukhayam » est une organisation non gouvernementale (ONG)qui s’est attelée à soutenir le travail des femmes palestiniennes dans les camps de réfugiés du Liban.

La tradition de broderie qui a été réappropriée, après plusieurs années de rupture, lors de leur exil en 1948, constitue la principale ressource de leur famille.Des designers conçoivent et dirigent le travail des brodeuses afin d’adapter une technique et des motifs ancestraux à de nouvelles gammes de couleurs et des lignes de produits résolument modernes.

Zeina Chahid, membre de l’association, s’applique depuis plusieurs années à promouvoir la broderie palestinienne très prisée en France et en Angleterre.

L'association SchamsPrésidée par Josy Perceval, qui a su assurer le lien entre l’artiste Racid Koraïchi, la designer, Hélène Jospé et les artisanes de Témacine, par sa communication et l’organisation d’expositions, elle assure la promotion des réalisations de l’association, association Schams qui a été créée en 2003 à l'initiative de l'artiste plasticien Rachid Koraïchi. Elle Festival des Cultures Méditerranéennes a pour but de soutenir les projets liés à l'environnement, au patrimoine, à la culture, et à la formation à Témacine, petit village aux portes du Sahara algérien. La spécificité de Schams repose sur un axe artistique fort, qui allie création et formation, tradition et innovation. Toutes les actions que développe Schams ont un but essentiel, elles doivent permettre aux femmes de Témacine de trouver la voie de leur propre "épanouissement durable », d’améliorer leur cadre et leur condition de vie, de contribuer aussi à ouvrir de nouvelles perspectives pour elles et leurs enfants.

Dognin

C’est une entreprise qui est née de la coopération de Luc Dognin né à Paris et qui a grandit à Lyon et Rafik Mahiout né d’une famille algérienne, l’un passionné de mode allié au savoir-faire, l’autre à la recherche de sa mémoire et du goût pour le voyage et les rencontres. Le duo se lance en 2000 pour créer la marque « Dognin » qui est une jeune Maison de maroquinerie de luxe.

Tout le travail consiste à donner toute sa noblesse au travail de la main mais en y ajoutant tous les possibles en termes d’innovation.En 2013, DOGNIN a été sélectionné par FUTUROTEXTILES, qui recense les cinquante entreprises les plus innovantes dans le domaine du textile, pour son cuir flexible. Le modèle Polochon s’est vu décerné le Label de l’Observeur du Design 2014 de l’APCI pour le caractère novateur de sa forme.

Dognin a reçu le label du design 2014 et été classé parmi les 50 entreprises innovantes dans le domaine du textile suite à un brevet d'innovation qui a été deposé.

Hélène Jospé,

En 2006 Hélène Jospé, designer et enseignante en Arts appliqués dans un lycée à Saint Etienne, s'enthousiasme pour l'association Schams et part à Témacine une première fois avec 35 kg de tissus, 3 machines à coudre pour réaliser avec les femmes du désert, 21 poupées qui seront exposées avec succès à Saint Etienne.

L'année suivante, Hélène repart avec un don important de rubans, les femmes vont travailler sur le thème de la Djellaba et les poupées seront exposées au Design Map à Saint Etienne où le public appréciera énormément. Hélène décide de créer de vrais modèles et de présenter une collection de manteaux, robes, capes. Une amie et designer la rejoint : Laurence Chapellier. Un atelier de couture vient de naître à Témacine. On coupe, on taille, on brode dans de la laine de mouton, de chameau, dans de la soie, du coton.... De cette aventure formidable, des expositions et des défilés de mode verront le jour, à St Pierre de Le Corbusier à Firminy, à la Biennale de Design de Saint Etienne, à La Rochelle, et à Paris.

Marion Baruch

Née à Timisoara en 1929 ; elle vit à Gallarate en Italie.Elle a étudié à l’Académie des Beaux Arts de Bucarest, à l’Ecole des Beaux Arts de Jérusalem et aux USA de 1949 à 1957.Elle crée de grandes structures en fer, à l’échelle humaine pour l’espace extérieur.Elle a exposé en France, en Italie, en Suisse, en Allemagne et au Danemark.

Qu’elles se nomment Peintures, Sculptures ou Portraits, les œuvres de cette exposition sont toujours semblablement constituées de tissus épinglés au mur. Au premier abord, elles pourraient faire penser à des toiles libres découpées ou lacérées, évoquant, lointainement, le processus de certaines œuvres de Richard Serra, de Robert Morris ou encore de Felix Droese. Leur tombé, ce qui s’apparenterait parfois à un drapé, les formes qu’elles présentent ne tiennent qu’à l’effet conjugué du hasard et de la pesanteur sur la souplesse du tissus.

Ces chutes sont ce qui reste des étoffe dans lesquels on a découpé les éléments de vêtements. Ceux-ci y subsistent d’ailleurs en négatif tandis que le tissu restant offre une structure dessinée qui affiche une géométrie molle à mi-chemin entre déconstruction du tableau, esquisse de bas-relief et sculpture processuelle. Mais ce que ce travail remémore de l’anti-form ne l’empêche pas de frayer du côté de l’image et de jouer des qualités sensibles des étoffes employées. Ainsi ces chutes sans destin sont-elles relevées par la sélection et l’application au mur qui les donne à regarder comme œuvres visuelles.

Martine Cieutat

Diplômée de l’Ecole Nationale supérieure des Arts Décoratifs de Paris, depuis plus de vingt ans, elle a défendu en Syrie l’artisanat local tout en l’imprégnant de sa personnalité et d’un regard contemporain, collaborant avec des sérigraphes, des brodeuses et des couturières.Le travail avec les artistes et les artisans locaux, l’amène à porter un regard contemporain sur la tradition. C’est ainsi que pour orner les murs de textiles sérigraphies, elle s’appuie sur les relevés archéologiques au moment de la restauration de la citadelle de Damas.

Martine Cieutat a assuré le lien entre des artistes et des artisans pour de grandes réalisations.Elle a exposé en France et à l’étranger, ses œuvres ont été acquis par des musées à travers le Monde.

Morena Campani

Architecte de formation, poursuit une recherche créative et de production sur l’espace. L'espace en tant que produit artistique, avec sa relation au temps, qui l'amènent vers l'image et le cinéma. En 1998 elle crée “Observatory sur la ville” avec Nanni Moretti et Michelangelo Antonioni. Avec ce dernier et Tonino Guerra elle monte un projet pour soutenir la centrale électrique de Porto Corsini, lieu de tournage du film « Le Désert Rouge ». Elle publie “Architecture du gout” avec le photographe Gabriele Basilico. Elle réalise un Carnaval dans la ville de Fano, avec le prix Nobel Dario Fo en 2003, l'année dans lequel s'installe en France. Elle écrit pour le théâtre avec le scénariste Vincenzo Cerami et co-­écrit des scénarios pour des films/documentaires. Consultante à la Cinémathèque française sur le cinéma d’Avant-­garde italien, elle organise avec Nicole Brenez et Francesca Solari la programmation « La Cité des yeux ». Toujours à la recherche d’expressions complémentaires abordant la question de la mémoire, des valeurs, de l’espace et du temps, elle écrit le livret d’un opéra contemporain, avec le compositeur Philippe Eidel.

Artiste pluridisciplinaire, elle développe le projet des nouets avec Marion Baruch.

Soumya Jalal Mikou

Soumya Jalal Mikou, architecte marocaine devenue décoratrice d’intérieur et tesserande-designer. Le tissage faisant partie intégrante du patrimoine culturel marocain.Elle a obtenu un baccalauréat section arts plastiques en 1976 et s’inscrit à l’Atelier Corlin, en 1977, à Paris.

Elle entreprend ses premières expériences textiles. « Je voyais là le moyen de renouer avec un art traditionnel qui a été réduit à sa plus simple expression. Un gâchis, quand on pense que cet art possède des potentialités décoratives extraordinaires. Mais il faut reconnaître que c’est un métier exigent, tant au niveau des moyens que du temps, qui demande patience et endurance », tient-elle à souligner.

Ses matériaux de prédilection sont des plus inattendus : jonc de mer, sisal, feuilles de palmier, papier, ficelle, raphia, synthétique... Une de ses pièces, conçue à partir de crin de cheval, a été très remarquée au Salon Maison et Objet où elle a remporté le prix Découvertes.