Exposition Blacks et Partisans, de Mustapha Boutadjine | Hannane Bouzidi
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Hannane Bouzidi   

 

Exposition Blacks et Partisans, de Mustapha Boutadjine | Hannane Bouzidi
M. Boutadjine et le portrait de Angela Davis

L’exposition «Blacks et partisans» nous fait découvrir deux galeries de portraits: ceux de la cause nationale ainsi que les grands personnages de la cause noire afro-américaine et des Antilles. Des héros, des artistes et écrivains devenus mythiques tels que Kateb Yacine, Ali La Pointe, Maurice Audin, Frantz Fanon, Djamila Bouhired, Henri Maillot, Louis Amstrong, Nelson Mandela, Patrice Lumumba et bien d’autres encore.

Il se sert pour ses portraits-collages d’images qui font désormais partie de l’imaginaire collectif, comme les victoires de Tommie Smith, de Pelé ou de Mohammed Ali. Ses portraits sont vivants, ils inspirent tantôt la force, tantôt le mouvement, tantôt la tendresse, et souvent la lutte contre l’injustice. Et parfois meme l’horreur, lorsqu’ils dépeignent dans la série « America Basta » les atrocités perpétrées par l’administration américaine.

Exposition Blacks et Partisans, de Mustapha Boutadjine | Hannane Bouzidi
Mustapha Boutadjine et Angela Davis

Qui est Mustapha Boutadjine?
Né dans un quartier populaire de la banlieue d'Alger en 1952, deux années avant le déclenchement de la révolution algérienne, Mustapha Boutadjine a étudié d’abord à l'Ecole des Beaux-arts d'Alger en Architecture d'intérieure, puis à Paris aux Arts décoratifs en Design de Produits, et enfin à l'Université Paris I, Panthéon-Sorbonne, en Esthétique et sciences de l'art.
En 1979, il décide de retourner en Algérie, comme beaucoup de jeunes cadres de sa génération, pour faire profiter son pays de ses compétences et son talents. Il crée le département Design et dispense des cours en tant que professeur associé à l'Ecole polytechnique d'architecture et d'urbanisme.
Autour des années 80, années où l'intégrisme exerce une terrible pression sur la société et sur les intellectuels, Mustapha Boutadjine se est contraint de quitter son pays. Ses idéaux se retrouvent ébranlés par les bouleversements socio-politiques qui secouent alors l'Algérie. Depuis, il vit et travaille à Paris, une ville qui finalement est pour lui un espace de découverte et d'ouverture sur d'autres horizons. "Ma sensibilité, dit-il, a puisé dans les mamelles de cette capitale, où les cultures se confrontent et se renouvellent". Son travail créatif et la thématique de ses oeuvres en sont précisément le reflet.
Cet artiste contemporain, dont la réputation a aujourd’hui dépassé les frontières algériennes, a su donner à son art un cachet unique. Ce n’est donc pas un hasard si ses oeuvres se retrouvent aujourd’hui dans des collections publiques et privées: «Mumia Abu-Jamal» appartient à la collection de la mairie de Bobigny; «Nelson Mandela» à celle de la Mairie de Bagneux; «Frantz Fanon», «Louis Armstrong», «Chester Himes», «Donald Cox», «Cesaria Evora», «Tommie Smith» et «John Carlos», «Gnaoui», «Dulcie September» font en revanche partie de collections privées.

Prochaines expositions:
"America Basta" du 1er au 28 février 2006
A la galerie d'art Arcima, 161 rue Saint-Jacques, 75005 Paris

"Black is toujours Beautiful" du 20 mars au 02 avril 2006
Au Centre d'Animation les Amandiers, 110 rue des Amandiers 75020 Paris


 

Hannane Bouzidi
(24/01/2006)


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